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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 14:12

Un rapport communautariste sur le communautarisme.

Par Claude Ribbe - réagir sur le blog de Claude Ribbe ICI

 

J’ai appris, grâce à des "fuites" bien organisées sur Europe 1, qu’un rapport sur le racisme et le communautarisme était remis au ministre de l’Intérieur par MM. Wieviorka et Lozès. L’un est sociologue, promoteur de l’idée creuse et dangereuse de "diversité", défenseur de l’introduction de "statistiques ethniques".

Il est proche de Valérie Pécresse, à laquelle il a déjà remis un autre rapport. Parmi les rapporteurs de ce premier rapport Wierworka pour Pécresse... Patrick Lozès. Toute la leçon quelle en a tiré a été de mettre sur sa liste aux régionales Patrick Karam, l’homme qui semble confondre les Français originaires d’Afrique avec des sans-papiers polygames pratiquant l’excision, le braque interministériel qui fait des procès aux "noirs" avec l’argent de l’État.

L’autre rapporteur, Patrick Lozès, furieux d'avoir été éliminé de la liste Pécresse, est pharmacien, proche du Nouveau centre. Son existence publique, uniquement cathodique, est organisée par un réseau de journalistes, avec le soutien du CRIF et notamment d'Yves Kamani, proche de Karam, chargé des "noirs" au sein de cette organisation. Le soutien plus discret aussi de Patrick Karam, qui fait semblant de l'attaquer, pour brouiller les pistes, alors qu'ils font le même métier : entrepreneurs en zizanie.

Lozès se dit représentant des "noirs" de France et président d’une association, le CRAN, bien qu’une décision de justice vienne d’annuler cette présidence. J’ai dit ce que j’en pensais dans un livre, Les nègres de la République. Patrick Lozès a publié, de son côté, le 27 janvier 2007, un ouvrage intitulé Nous les noirs de France. Malgré la promotion permanente que les médias du réseau CRIF-Lozès-Karam on pu faire de cet ouvrage, il en a vendu très exactement 881 exemplaires (selon les chiffres publiés par le site www.edistat.com).

 

Ce qui montre ou bien que les 3 millions de "noirs" de France que Lozès prétend représenter ne lisent pas ou bien qu’ils ne lisent pas Lozès. Voilà pour la représentativité. Tout cela, le gouvernement le sait parfaitement, mais si c’est à Lozès et à Wierworka que le ministre de l’Intérieur demande un rapport sur le racisme et le communautarisme, il doit bien y avoir une raison. Outre que le président litigieux du CRAN, association communautaire s’il en est, et le promoteur de statistiques racistes, me semblent a priori mal placés pour lutter contre le racisme et le communautarisme, le rapport ne contient que des mesures propres à assurer un emploi aux deux rapporteurs.

 

Il préconise en effet la mise en place d’un «observatoire» du racisme. S’il s’agit d’observer le racisme et non pas de le combattre, les outils de mesure sont déjà là, merci. Chaque année, au mois de mars, la CNCDH (commission nationale consultative des droits de l’homme) publie un rapport accompagné d’un sondage extrêmement détaillé sur le racisme. C’est un outil largement suffisant. Mais, on l’aura compris, le rapport de MM. Lozès et Wieviorka préconise l’utilisation, pour mieux « observer » le racisme, des fameuses "statistiques ethniques", l’huile qu’on jetterait sur le feu du haut de l’observatoire pour brûler les mauvais "noirs" et les mauvais "arabes". Forts de ces statistiques ethniques, MM. Lozès et Wierworka imposeraient aux partis politiques un quota de 10 % de "noirs" et d "arabes" (ceux qui n'auraient pas brûlé à ce nouveau Bal des Ardents). La liste de ces bons "noirs" et de ces bons "arabes" est sûrement secrètement annexée au rapport.

 

Ils veulent aussi un ministre de la Diversité. Je suppose que la répartition des rôles est déjà faite : Lozès ministre de la Diversité, Wieviorka, président de l’observatoire du racisme. J’attends avec impatience l’article de Laetitia Van Eeckout, journaliste au Monde, qui vantera les deux rapporteurs. Observez bien comment les médias vont faire la promotion de Lozès, qui va l’inviter, avec qui (Karam?). C’est très édifiant.

 

 

Claude Ribbe, écrivain, Président de l'association des Amis du général Dumas

 

 signer la pétition pour le général Dumas

Par Mysticpat13 - Publié dans : Afrique-Antilles - Communauté : Kreyol's
Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 10:37

(Par le Mouvement politique d’éducation populaire (M'PEP)

Le 7 mars 2010)

 

Rappel des faits

Ilham Moussaïd, jeune femme de 22 ans, étudiante en gestion, membre du « comité populaire » en Avignon, est candidate dans le Vaucluse aux élections régionales sur la liste du Nouveau parti anticapitaliste (NPA). Elle se présente voilée. Il s’agit selon ses dires d’un « foulard léger » porté par conviction religieuse personnelle. Elle ajoute : « Je suis féministe et voilée » et aussi « Si je suis élue, je siégerais voilée ».

Cet événement, qui fait suite à la présence en Belgique d’une députée voilée au Parlement régional de Bruxelles en juin 2009, a suscité en France une importante polémique, amplifiée par certains sites Internet. La droite a raillé cette position en prétendant que, pour le NPA, « présenter une femme voilée était certainement un projet révolutionnaire ? ». Le Parti socialiste a fait savoir qu’il n’aurait pas accepté de femme voilée sur ses listes. Le Parti de gauche a exprimé son désaccord en réaffirmant son attachement aux principes laïques. Certains, comme l’association « Ni putes, ni soumises » ont même menacé le NPA d’une action en justice, qui n’a strictement aucune chance d’aboutir. De son côté le NPA est certes traversé par des débats internes sur cette question mais ses dirigeants ont réaffirmé que « La foi est une question privée qui ne saurait faire obstacle à la participation à notre combat dès lors que les fondamentaux laïcs, féministes et anticapitalistes de notre parti sont sincèrement partagés ».

La position générale du M’PEP sur la question

En premier lieu le M’PEP, en cette période de dépolitisation d’une grande partie de la jeunesse, tient à saluer l’engagement citoyen que représente toute candidature et le courage individuel de la jeune Ilham.

Il constate qu’il n’existe aucune jurisprudence sur la question et ne conteste donc pas la légalité d’une telle candidature mais rappelle que le principe constitutionnel de laïcité impose aux pouvoirs publics une obligation de neutralité religieuse absolue. En conséquence selon nous, la jeune Ilham, si elle était élue, aurait l’obligation d’enlever son voile pour siéger à l’Assemblée régionale.

Enfin, le M’PEP considère que l’acceptation par un parti, quel qu’il soit, de la candidature d’une femme affichant ostensiblement le port d’un voile à l’occasion d’une élection est une erreur politique. Cette position s’étend de façon générale à tout candidat – homme ou femme - qui afficherait un signe ostensible d’une quelconque appartenance religieuse.

Mais au-delà de cette simple et ferme réprobation, le M’PEP souhaite saisir cette occasion pour consolider sur le plan théorique et pratique ses engagements laïques et républicains. Car la République et la laïcité, ne sont pas des évidences immuables et figées mais bien des processus toujours à reconstruire, à repenser, à revivifier par une inlassable action de remise en question intellectuelle et d’éducation populaire.

Du point de vue du M’PEP, trois raisons essentielles justifient cette réprobation :


 
1.- Tout d’abord, cette candidature contredit ou pour le moins affaiblit ce qui, pour le M’PEP, est un préalable à l’action politique, à savoir l’affirmation laïque ; loin d’être anecdotique, cette dérive intellectuelle peut être désastreuse à moyen terme

 

Le port du voile : un message identitaire et ambigu

Rappelons ici que le voile islamique est un signe ostensible dont le sens est l’objet d’interminables controverses. Ce n’est pas le lieu ici de les traiter en profondeur mais peut-être est-il utile d’en présenter quelques-unes pour saisir le côté inextricable d’une approche qui serait exclusivement religieuse, historique, sociologique ou privée.

Le voile est-il une spécificité de l’Islam ? Certainement non, il apparaît plusieurs fois dans la Bible (Genèse et Nouveau testament). Mais quelle était à l’époque sa réelle signification et la nature des interdits ?

 

Controverse.

Existe-t-il différents voiles islamiques ? Oui, bien sûr. Il faut distinguer le hidjad qui couvre les cheveux, le niqab qui dissimule la partie inférieure du visage, et le tchador qui couvre tout le corps de la tête aux pieds et ne permet la vue qu’à travers une sorte de grille devant les yeux.

Mais de quel voile s’agit-il dans la prescription coranique ? Quelle partie du corps de la femme s’agit-il de couvrir ? Controverse.

Que dit le Coran sur le voile islamique ? Le sujet y est abordé de façon très marginale dans deux Sourates (24 et 33). La prescription vestimentaire est-elle certaine ? Certainement non et une partie importante des penseurs « progressistes » contemporains spécialistes de l’Islam ont remis en question l’obligation du voile comme principe fondamental de cette religion.

Controverse encore.

Le voile enfin a-t-il le même sens pour toutes les femmes qui le portent ? Encore non. Il y a de très grandes disparités aussi bien géographiques que sociales. Porter un voile en Arabie Saoudite ou en Iran n’est pas un choix, et le porter en Turquie ou en Tunisie a bien sûr une autre signification qu’en France. De même les raisons de ce choix vestimentaire seront différentes selon l’âge et le milieu social. Porter un voile c’est donc afficher un signe ostensible d’une appartenance religieuse mais un signe qui ne dit rien de précis, et ne se réfère à aucun écrit avéré et vérifiable sur lequel une argumentation rationnelle pourrait se développer. Pour certains, il est le symbole d’une soumission contrainte, donc d’une oppression dont seraient victimes les femmes dans des cercles familiaux patriarcaux et rétrogrades. Pour d’autres il est l’affirmation identitaire librement choisie, et relevant d’une conviction privée.

 

Le terrain spécifique de l’action politique et le préalable laïque


Ce que dit cette jeune femme aux citoyens français susceptibles de voter pour elle n’est donc pas clairement défini. Mais, ce qui nous intéresse en l’occurrence, ce n’est pas le voile en lui-même, mais justement qu’il soit porté par une candidate à une élection républicaine française. Le terrain qui nous occupe ici est un espace civil très singulier, celui de l’opinion politique structurée en partis politiques, en mouvements, en syndicats et où s’élaborent dans la confrontation démocratique les règles du « vivre ensemble » qui sont soumis à l’arbitrage souverain du peuple. Ce n’est pas certes la sphère stricte de l’autorité publique puisque les candidats doivent se soumettre au verdict du peuple, mais ce n’est pas non plus uniquement l’espace civil ordinaire de la rue, des commerces, de la bibliothèque ou de l’hôtel. D’ailleurs, cette candidate devra légalement rendre compte à la puissance publique de ses dépenses de campagne et son parti percevra de l’argent public s’il recueille plus de 5% des votes exprimés.


Et, de notre point de vue, sur ce terrain spécifique, le préalable laïque doit s’appliquer et avec lui l’abstention en matière de croyance et d’incroyance. Autrement dit, au M’PEP, nous pensons que la laïcité n’est pas une valeur parmi d’autres, mais qu’elle est un principe préalable à l’action et à l’ambition politiques. Ce principe suppose une mise en suspension des appartenances donc des déterminations identitaires qu’elles soient ethniques, sexuelles, communautaires ou religieuses. À l’inverse, il promeut la recherche de l’universel, du rationnel par l’argumentation, la confrontation des idées et non l’affichage des particularismes et de la parole révélée. À ce double titre, il n’est pas compatible avec l’affichage ostensible d’une référence religieuse.

Les risques de l’affaiblissement du principe de laïcité

Cette candidature participe donc à notre avis d’un affaiblissement du principe laïque et s’inscrit dans un processus dont les conséquences à moyen terme peuvent être extrêmement néfastes. Car, à vivre en France depuis plus d’un siècle dans un pays où la laïcité a été théorisée, conquise et instituée à la suite d’un rapport de forces qui s’est forgé au cours d’une longue histoire tourmentée, nous avons tendance à oublier ce qu’elle nous apporte. Et peut-être plus encore ce à quoi elle nous permet d’échapper. Faut-il rappeler ici le délabrement social et culturel qui caractérise les pays qui tournent le dos à la laïcité ? Sommes-nous nostalgiques de l’oppression religieuse, des postures obscurantistes qui méprisent la pensée et l’art, de la conception de l’école comme lieu d’assujettissement ? Gardons toujours à l’esprit les souffrances que provoque, en particulier chez les femmes, la collusion entre la religion et le pouvoir politique. Nous invitons ceux qui en doutent à se rendre en Pologne où sévit un cléricalisme ultra-catholique rétrograde ou en Iran où l’idée républicaine est dénaturée par l’adjectif « islamique ».

Le regard du reste du monde sur la laïcité française et son Histoire

Il y a donc pour nous une responsabilité particulière de la classe politique française. Elle doit assumer cet héritage spécifique d’un processus de laïcisation qui va de l’Édit de Nantes où se dessinait déjà une certaine conception de la liberté de culte, passe par les merveilleux textes des philosophes des Lumières (Voltaire en particulier), puis Condorcet, Hugo (« Je veux l’État chez lui et l’Église chez elle »), pour arriver à la loi de séparation de 1905 portée par Buisson, Briand et Jaurès. Car cette Histoire n’est pas uniquement celle d’un enjeu franco-français. Elle est regardée de très près par des centaines de millions d’habitants de tous les continents, artistes censurés, femmes aux droits élémentaires bafoués, minorités religieuses persécutées qui s’appuient sur elle pour revendiquer, et espérer pour leur pays et leur peuple un cadre politique débarrassé de tout dogmatisme qu’il soit religieux ou non. Il est donc à cet égard particulièrement navrant qu’un parti politique qui a fait de l’internationalisme et de la lutte contre toute forme d’oppression le point central de son engagement, affaiblisse et trouble un message universel porté par l’Histoire de tout un peuple.


 2.- Cette candidature fragilise un des leviers essentiels de l’émancipation des femmes.

La condition féminine : un marqueur très spécifique du combat laïque

Cette candidature sera évidemment regardée avec attention par l’ensemble des jeunes femmes de France. Et pour ces jeunes femmes cet exemple sera malheureusement celui d’une caution d’un processus de « dé-laïcisation ».

Prenons un exemple : le Parlement nicaraguayen a récemment cédé devant un lobby réactionnaire proche de l’Église catholique. Le résultat ne s’est pas fait attendre : ce Parlement a voté en octobre 2006 la pénalisation de toute forme d’avortement et depuis, neuf femmes ayant exprimé leurs opinions en faveur de l’avortement thérapeutique et ayant aidé une fillette violée à avorter sont actuellement l’objet d’une plainte pour association de malfaiteurs…

Sur un plan très général, nous réaffirmons à tous les citoyens soucieux de la condition féminine que celle-ci ne saurait être soutenue et préservée sans une détermination laïque résolue. Nous avons invoqué l’Histoire mais nous devons aussi regarder notre présent. Tous les processus de « dé-laïcisation » récents, que ce soit au Nicaragua, en Pologne, en Iran, à Haïti s’accompagnent de violences faites aux femmes. Inversement, tous les processus de « laïcisation », et heureusement ils sont nombreux, améliorent la condition féminine.

En France aussi, ne soyons pas naïfs ou aveugles, il existe des forces politiques adossés à des fondamentalistes de toutes obédiences, qui travaillent activement à ce processus de dé-laïcisation. Sa première expression, la pression communautariste au nom de la religion, a eu comme principales victimes sur le plan moral et parfois physique, des jeunes femmes musulmanes, jugées coupables de vivre selon des valeurs d’émancipation laïque et accusées de trahir leur « culture », voire de manquer au devoir de solidarité avec leur milieu social et culturel d’origine. En bref, ne laisser à ces jeunes femmes que le choix bien restreint d’être « pute ou soumise ».

Comment ne pas voir, au-delà du discours, dans la candidature d’une femme voilée, la caution politique de ce dilemme réducteur ? Comment de ne pas remarquer qu’une candidature républicaine « à visage découvert » est une opportunité de s’en extraire ?

 

 3.- Cette candidature risque de détourner une catégorie de la population de ce qui devrait être l’objectif prioritaire de ses luttes : la question sociale.

Présenter une candidate voilée : un défaut d’analyse dans le contexte politique français
Dans un texte précédent rédigé à l’occasion de la venue du pape en septembre 2008, le M’PEP avait souligné la convergence d’intérêt entre l’ordre libéral et la logique communautariste. Rappelons ici brièvement que cette alliance objective s’appuie sur une instrumentalisation de l’Histoire et sur la fameuse théorie du « choc des civilisations » pour affaiblir le modèle républicain et tenter d’instaurer une laïcité dite « ouverte », c’est-à-dire affaiblie, si chère au chanoine de Latran, Nicolas Sarkozy. Presque deux ans plus tard, cette mise en garde est malheureusement terriblement d’actualité. Le retour du religieux comme réponse au fractionnement du corps social et comme mode de détournement des luttes sociales reste à l’évidence une stratégie de recours des ultra-libéraux.

Quelques événements récents doivent nous alerter. Il y a eu bien sûr la pitoyable tentative de dresser les communautés les unes contre les autres à l’occasion du débat sur l’identité nationale, mais aussi la reconnaissance de diplômes délivrés par des universités confessionnelles, la création d’un fonds spécifique destiné à l’implantation de lycées catholiques dans les quartiers populaires, la loi Carle qui oblige les communes à financer des écoles privées, la fermeture progressive de centres IVG qui transforme une liberté fondamentale en un droit à peine toléré. Enfin, s’il fallait encore une preuve supplémentaire du retour du religieux dans l’espace politique, en région Ile-de-France, une « Liste Chrétienne » a été déposée. Son « credo » : le respect des valeurs chrétiennes. La liste est soutenue par le parti AMEN, « Arrêtons le Massacre des Enfants à Naître ». Cette liste a pour unique but la remise en cause du droit à l’avortement !

Tous ces événements inquiétants exigent des forces de gauche dans leur ensemble une grande rigueur dans leur combat laïque.

 

La question sociale

Et là, encore une fois, nous devons constater que cette candidature ne va pas dans la bonne direction. Car l’ambiguïté d’un message qui mêle la revendication identitaire au discours politique risque de renforcer le désarroi d’une partie des classes populaires de confession musulmane. Pour eux, la priorité urgente et absolue est la question sociale, c’est-à-dire un nouveau mode de répartition des richesses favorable au salariat qui leur assure un emploi stable et digne ainsi que la consolidation des services publics pour une réelle égalité en droits. Rappelons ici par exemple qu’il n’y a en France que 10% des enfants de moins de trois ans accueillis en crèches collectives et que le temps partiel non choisi forme un bataillon flexible et corvéable, amplifié par la crise et constitué à 85% de… femmes.

Or, par cette candidature, les voici attirées de façon démagogique et probablement pour des raisons purement électoralistes à court terme, sur le terrain identitaire et communautaire. Nous le disons amicalement mais fermement aux camarades du NPA : par cette candidature, vous participez au processus de diversion de l’engagement politique de ces classes populaires et vous les détournez du seul but qui sert véritablement leur intérêt, à savoir la République sociale.

Selon nous donc, présenter une candidate voilée à l’occasion de ces élections régionales, c’est affaiblir le combat laïque. Or, le fameux mot d’ordre de Jaurès «  Lier le combat laïque et le combat social » reste en France comme à l’étranger, d’une actualité brûlante. En conséquence, présenter une candidate voilée, c’est faire l’erreur politique d’affaiblir le combat social et par là même, oublier le souci impérieux de donner au lien social un fondement politique juste.

 

Car, en paraphrasant Rousseau, s’il y a mille manières de rassembler les femmes, il n’y en a qu’une de les unir.

 

Par Mysticpat13 - Publié dans : Féminisme - Communauté : LES ALTERMONDIALISTES
Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /Mars /2010 16:09
100 ans après, le premier 8 mars où en est la cause féministe ? 
La question reste entière et ce n'est hélas pas moi qui pourrait donner une réponse marquée sur ce fait.
Lorsque l'on voit que partout dans le monde les libertés chèrement acquises sont régulièrement bafouées on est en droit de se demander jusqu'à quand les femmes resteront-elles les victimes désignées de la société patriarcale dans laquelle nous vivons ?
Inégalités salariales,  montée DES intégrismes religieux, remise en cause du droit à l'avortement,  mais aussi et surtout banalisation de la violence intra familiale, manque de protection des victimes de violences conjuguales tout cela sonne comme une redite mais n'est-ce pas précisemment parce que l'on avance pas dans le réglement de ces problèmes ? Les femmes Africaines sont encore et toujours mutilées, régulièrement  vicitmes d'actes de barbarie dans le cadre d'interminables guerres dont elles sont à plus d'un titre les premières victimes !
Femmes Afghanes, Irakiennes, Iraniennes... connaîtrez-vous la paix ?
Femmes du "tiers-monde" aurez-vous un jour le droit d'aller à l'école librement  ? Femmes paysannes d'Inde aurez-vous un jour  le droit de posséder les terres que vous cultivez ?
Femmes du monde aurez-vous toujours la force de tenir tête ?
La féministe en moi veut le croire ! Mais les combats seront encore rudes  donc MESDAMES... ACCROCHONS-NOUS et servons-nous de toutes les "armes" à notre disposition à commencer par celle de notre citoyenneté... Les urnes sont avant tout un moyen de faire changer les choses.


Voici un excellent texte auquel les Chiennes de garde s’associent au titre des violences symboliques. Il émane du Collectif pour la Grande Cause Nationale 2010 contre les violences faites aux femmes (site : violencesfaitesauxfemmes.com ) qui rassemble 25 associations (liste à la fin)
 
 Oui, la violence masculine envers les femmes existe. Elle a toujours existé. A toutes les époques, sur tous les continents, dans toutes les cultures. Aujourd’hui agir contre ces violences est une Grande Cause Nationale qui concerne l’ensemble de notre société.

Des femmes ont toujours lutté contre les violences masculines. Des luttes personnelles, individuelles pour surmonter la violence. Des luttes solidaires pour venir en aide aux femmes violentées. Des luttes féministes qui s’organisent, se spécialisent, se développent de plus en plus depuis quarante ans contre les multiples formes de violence : violences sexuelles, violences dans la relation de couple, violences liées aux traditions, violences sur le lieu du travail, violences envers les femmes issues d’autres cultures, violences de l’achat d’ « actes sexuels », violences de l’image dégradée et avilissante des femmes dans la production pornographique….

Aujourd’hui, pour cette Grande Cause nous sommes réunies, organisées dans un collectif de 25 associations. Nos champs d’action sont divers mais nous faisons les mêmes constats.

Quelle qu’en soit la forme, la violence masculine envers les femmes découle de l’organisation millénaire des sociétés humaines, système patriarcal historique et structuré de domination des femmes par les hommes.

Quelle qu’en soit la forme, la violence provoque les mêmes blessures : atteintes à l’identité, à l’intégrité, à la liberté, aux droits fondamentaux, à l’équilibre psychique, à la santé physique et mentale de celles qui en sont victimes ;

Quelle qu’en soit la forme, pour exercer des violences les agresseurs mettent en œuvre la même stratégie : isoler, mépriser et dévaloriser leur victime, transférer la responsabilité des violences sur celle qui les subit, maintenir sous terreur, verrouiller la parole qui mettrait un terme à leur impunité ;

Quelle que soit la forme de violence subie, les femmes violentées ont besoin de soutien, de sécurité, de solidarité, de justice, de soins pour retrouver le sens de leur vie et leur pleine autonomie.

Quelle que soit la forme de violence, le fondement de l’aide que nous pouvons leur apporter est semblable et nous leur disons : vous avez raison de dénoncer la violence, l’agresseur n’avait pas le droit d’agir de cette façon, c’est interdit, c’est puni, vous avez des droits, nous allons vous aider .
 
Ces quarante années ont permis de briser le silence. Trop longtemps les victimes ont été étouffées par la honte, aujourd’hui il est temps, ensemble, de faire changer la honte de camp !  

Association de Femmes Euro Méditerranéennes Contre les Intégrismes (AFEMCI) ; Association Française des Femmes Médecins (AFFM) ; Alliance des femmes pour la démocratie ; Association de Solidarité avec les Femmes Algériennes Démocrates (ASFAD) ; Association européenne contre les Violences Faites au Femmes au Travail (AVFT) ; Commission pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles (CAMS) ; Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes (CLEF) ; Centre National d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CNIDFF) ; Collectif Féministe Contre le Viol (CFCV) ; Conseil National des Femmes Françaises (CNFF) ; Elu/es Contre les Violences faites aux Femmes (ECVF) ; Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF) ; Femmes Solidaires ; Fondation Jean et Jeanne SCELLES ; Groupe pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles Féminines, des Mariages Forcés et autres pratiques traditionnelles néfastes à la santé des femmes et des enfants (Fédération Nationale GAMS) ; Les Mariannes de la diversité ; Mouvement Jeunes Femmes ; Mouvement du Nid ; Mouvement Ni Putes Ni Soumises (NPNS) ; Mouvement Français pour le Planning Familial ; Regards de Femmes France ; Union Européenne Féminine (UEF) ; Vivent les femmes ; Voix de Femmes ; Zonta Clubs de France.
Par Mysticpat13 - Publié dans : Féminisme - Communauté : LES ALTERMONDIALISTES
Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /Fév /2010 18:19
Manifeste du Collectif « La journée sans immigrés : 24h sans nous ! ».

Faisons du 1er mars une journée historique.

Nous, femmes et hommes, de toutes croyances, de tous bords politiques, et de toutes couleurs de peaux, immigrés, descendants d'immigrés, citoyens conscients de l'apport essentiel de l'immigration à notre pays, en avons assez des propos indignes tenus par certains responsables politiques visant à stigmatiser ou criminaliser les immigrés et leurs descendants. Rappelons qu'un immigré est celui qui est perçu comme tel par les autres au-delà même de ses origines. Nous voulons nous réapproprier et réhabiliter ce terme devenu péjoratif par la force de l'instrumentalisation politique.

Nous refusons les stéréotypes véhiculés qui menacent notre cohésion sociale. Nous refusons que les bienfaits passés, présents et futurs des immigrés qui ont toujours construit la France soient ainsi niés d'un trait. Et entendons par ailleurs qu'il nous appartient de les mettre en valeur.

Les immigrés et descendants d'immigrés ont manifesté à maintes reprises pour défendre leurs droits. Et en retour, ils n'ont reçu que mépris ! Aujourd'hui, puisqu'il est convenu que « la consommation est le moteur de la croissance », nous voulons agir sur ce levier pour marquer notre indignation.

Le 1er mars 2005 est entré en vigueur le « code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile » (CESEDA), plus communément appelé le code des étrangers. Cette loi symbolise une conception utilitariste de l'immigration, en d'autres termes, une immigration choisie sur critères économiques. Nous ne pouvions trouver de meilleur jour pour appeler à « une journée sans immigrés ». Nous, immigrés, descendants d'immigrés, citoyens conscients de l'apport de l'immigration à notre pays, sommes tous des consommateurs et nous participons quotidiennement à la croissance de notre pays.

Notre action citoyenne a pour objectif la mise en valeur de l'apport de chacun d'entre nous à la prospérité générale. Nous avons tous le pouvoir d'agir sur notre avenir alors, prenons-le !

Le 1er mars 2010 : Agissons en cessant de consommer et/ou de travailler.

Durant 24 heures, participons à la non-activité économique dans les entreprises, dans les associations, dans la fonction publique, dans les écoles et les lycées, dans les universités, dans les hôpitaux, dans les associations, dans les commerces, dans l'industrie, dans le bâtiment, dans l'agriculture, dans les services, dans les médias, dans la politique...

Pour la première fois en France, nous décidons de ne pas participer à la vie de la Cité. Par cette absence, nous voulons marquer la nécessité de notre présence.

Les jours précédents : 
  • Je prépare des rubans jaunes - symbole unitaire européen pour le 1er Mars - et j'en distribue à mes proches,
  • J'imprime les affiches et les tracts sur le site www.lajourneesansimmigres.org,
  • Je peux aussi acheter un tee shirt «  24h sans nous » sur le site ou dans mon comité,
  • Je fais mes courses le samedi ou le dimanche matin pour ne pas consommer le 1er Mars,
  • Si possible je pose un jour de congés ou un RTT pour le 1er mars 2010.
Le 1er mars : 
  • Je porte mon ruban en forme de papillon jaune de manière bien visible : 
  • Si possible, je ne travaille pas, si je suis obligé de travailler,  je porte le ruban par solidarité,
  • Si je suis commerçant indépendant j'essaye de fermer 24h, à défaut 2h entre  12H à 14H avec l'affiche du 1er Mars visible sur ma vitrine.
  • Je ne consomme pas :  
  • Je ne vais ni au restau, ni au fast food, ni au ciné...
  • Je n'achète pas mon journal, ni mes cigarettes, ni ma baguette de pain...
  • Sur internet, je change mon statut Facebook, Twitter, Google Buzz :  indiquer par exemple : « La Journée sans immigrés : 24h sans moi » et changer également votre photo de profil par l'affiche du 1er Mars.

Entre 12H et 14H : 

  • Je me joins au sit-in national devant les mairies (ou lieux emblématiques ),
  • J'apporte  ma bonne humeur,  mon parapluie en cas de grisaille, et  de quoi manger pour le midi,
  • D'autres évènements auront lieu toute la journée partout en France 
  • Inscrivez vous pour recevoir les toutes dernières informations sur les évènements organisés dans votre ville le 1er Mars 2010 !
LE PREMIER MARS 2010 :
AGISSONS EN CESSANT DE CONSOMMER ET/OU DE TRAVAILLER.
A Nice, Marseille, Villeneuve sur Lot, Lille, Rennes, Nantes, Amiens, Orléans devant l'Hôtel de Ville
 A Paris, Place de l'Hôtel de Ville de Paris - 75004 - M° Hôtel de Ville
A Lyon, Place des Terreaux -  69001 Lyon - M° Hôtel de Ville
A Reims, Fontaine de la Solidarité Place d'Erlon
A St Etienne, Place de l'Hôtel de Ville, 
A Toulouse, Place du Capitole
et dans bien d'autres villes...
 
Durant 24 heures, participons à la non-activité économique dans les entreprises, dans les associations, dans la fonction publique, dans les écoles et les lycées, dans les universités, dans les hôpitaux, dans les commerces, dans l'industrie, dans le bâtiment, dans l'agriculture, dans les services, dans les médias, dans la politique...
Par Mysticpat13 - Publié dans : Politique - Communauté : Les Blogs Sarkostique
 
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